Tunisienne (Commentaires Sur L'article 1090)

Plus grave est l'emploi du nom fatma. Le terme (1899) dérive du nom de Fatima la femme du prophète. Il existe un dérivé fatmuche avec suffixation proprement française. La négation du nom le plus sacré est comparable à celle-là de l'emploi de mohamed pour tout Arabe. On a désigné ainsi d'abord les domestiques, ensuite les prostitués et finalement toutes les femelles arabes. La syncope exprime le mépris.

Cet imaginaire a laissé des traces. Une fascination pour les « libyennes » (j'imagine qu'on parle ici de la fascination allez sur ce site des Gaulois « de souche » - et si on accepte le mot « marocaine » pendant il faut aussi accepter une expression), elle s'inscrit dans la fable de la impérialisme et dans le fantasme sur une forme d'altérité. Il y a des choses que je pourrais faire avec une « fille arabe » que je ne pourrais pas faire avec une Alsacienne ou une Bretonne, vu qu'elles sont moins sensuelles, plus coincées.

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